ERP trésorerie, Progiciel d’encaissement ou Payment factory ?

payment factory

L’expression « payment factory » est limitante, en effet elle ne recouvre qu’une partie des informations financières de ce genre de module. De fait, l’application gère et groupe ensemble les paiements de l’entreprise, et également ses encaissements. On pourrait ainsi davantage employer l’expression « payment et collection factory » ou « logiciel de paiement et encaissement ».

Effectivement, les flux et paiements gérés dans les payment factories comptent une forte diversité de moyens de paiement et de catégories comptables, en fonction du marché de la société, à sa clientèle (B2C vs B2B) et à ses objectifs stratégiques :

  • virements (de masse, RH et émoluments, approvisionneurs, internes…)
  • prélèvements (TIP, prélèvements SEPA, dits SDD pour SEPA Direct Debit, ou non SEPA, en particulier pour les paiements hors Europe) et transactionsentrantes (consommateurs, clientèle…)
  • actions de pooling, de trading, comptable
  • Lettre de Change Relevé
  • chèques
  • etc.

Permissions et habilitations des users dans le workflow

Un outil de paiement renferme une interface d’administration et un paramétrage des users autorisant la configuration précise des permissions d’exécution et de visualisation accordées à un user, telles que :

  • l’accès au progiciel
  • la difficulté de son password
  • l’expiration de ses identifiants
  • la visualisation de certains menus
  • la permission de voir certaines transactions
  • l’autorisation de voir des caractéristiques au sein de certains paiements (ex : nom d’un individu ou montant dans un virement)
  • l’interdiction de voir certains éléments (ex : si l’user Dupont n’a pas accès à un compte X et si X se rapporte à un paiement que cet user est présumé avoir le droit de visualiser, ce dernier s’en verra refuser la lecture)
  • l’autorisation de certaines opérations ou de certains changements
  • l’appartenance à un ensemble d’users possédant des Permissions et prérogatives réciproques
  • le droit d’d’administrateur
  • l’approbation électronique
  • l’envoi à la banque
  • l’élaboration de macros
  • la récolte de communications en provenance des banques
  • etc.

Données intégrées à la payment factory

Pour pouvoir obtenir une payment factory profitable, il faut bien entendu récupérer tous les paiements pour les grouper. Toutefois, c’est insuffisant pour représenter un outil pertinent, et de nombreuses datas doivent être intégrées à la BDD de l’application. Elles sont généralement importées depuis un progiciel amont grâce à un moteur d’importation-exportation qui retranscrit les données aux formats demandés par le système de paiements. On y trouve, entre autres, des :

  • entités
  • partenaires bancaires
  • comptes bancaires
  • pays
  • devises
  • jours fériés
  • structures IBAN et codes BIC
  • type d’opérations
  • limites de validation
  • types de paiements
  • etc.

Ce référentiel de datas est alors exploité pour les paiements ou dans le paramétrage des différentes phases du flux de travail inhérent à chaque type d’opérations.

Technologies et Payment Factories aujourd’hui

Quelques logiciels de paiement utilisent encore des applications client-serveurs et requièrent de fait des implantations sur chaque ordinateur client, en plus du serveur applicatif et de la base de données (VB, C++, SQL Server pour les PC).
Obsolètes et dépassées depuis plusieurs années, ces méthodes de développement ont été substituées au fur et à mesure par les éditeurs de logiciels par les technologies conçus pour le Web (J2EE, PHP, Python…) et combinées aux serveurs d’applications (Tomcat, WebLogic, OAS…) et aux SGBDR (Oracle, MySQL, MariaDB…) les plus robustes et les plus populaires du domaine.

Les logiciels fondés sur les langages Web ont l’intérêt de pouvoir être mis an place facilement et de ne nécessiter aucun déploiement sur les systèmes utilisateurs.
Effectivement, un simple navigateur Web (Microsoft Internet Explorer, Google Chrome, Mozilla Firefox, Safari…) est la seule nécessité pour atteindre la plateforme de paiement.

Centrales de paiement et progiciels mixtes

Les payment factories peuvent être insérés dans des gammes d’outil offrant un panel plus large de logiciels conçus pour les trésoriers, voire aux DAF et les services comptables.
Les différents sujets étant complexes et les relations entre les différentes responsabilités des trésoriers étant souvent peu manifestes, ces gammes applicatives sont rares. Elles visent à ajouter à le progiciel de centralisation de paiement diverses outils spécialisés métiers :

  • le module de trésorerie « standard » (réconciliation réalisations-prévisions, gestion des SICAV, fiches en valeur, netting, reporting de trésorerie…)
  • le rapprochement bancaire (matching automatisé des extraits de comptes bancaires et des écritures)
  • le TMS parfois nommé smart TMS ou TRM (Treasury and Risk Management) offre la possibilité, selon son approche, de manager toutes les tâches du trading groupe depuis la stratégie de contitution de l’opération financière (Front Office) à sa comptabilisation (Back Office) mais aussi l’inspection (Middle Office) et le management des risques financiers associés

Types d’offre et tarifications

On trouve 3 grands types d’offres de centrale de paiement, qui valent également pour l’ensemble de la gamme d’outils pour Trésoreries groupes :

  • achat de licences + maintenance
  • PaaS (Platform as a Service)
  • hébergement simple

Si le PaaS (version évoluée du SaaS fondée sur l’informatique en nuage) a maintenant le vent en poupe un peu partout, les décideurs des Trésoreries demeurent réticents à la pensée d’avoir des données confidentielles (transactions et datas utilisateurs) hors de leurs locaux et de leur DSI.

Après que le choix a été effectué, l’outil de paiement sera susceptible de être optimisé, et des versions ultérieures, mineures ou majeures, du progiciel seront mises à disposition sous forme de mises à jour aux responsables par le distributeur du logiciel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *