Les risque du Bitcoin, faut il investir?

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Tout ce qu’il faut savoir sur le bitcoin

En résumé – Cette semaine, on a constaté que le cours du bitcoin avait connu différentes variations juste après avoir atteint les 10 000 dollars. Est-ce que le bitcoin peut donc être considéré comme une révolution ou seulement comme une espèce de bulle spéculative ? Quels sont les risques ? Comment ça marche ? Peut-on se faire voler ? Nous allons aujourd’hui faire une analyse un peu plus poussée sur une des plus célèbres cryptomonnaies.

Le succès du bitcoin est de plus en plus retentissant un peu partout dans le monde. Mercredi dernier, on a pu s’en rendre compte un peu plus puisque son cours a grimpé jusqu’à 11 000 dollars. À titre de comparaison, une once d’or vaut huit fois moins qu’une unité de bitcoin à ce cours-là. Ceci dit, après seulement quelques heures, ce cours a subi d’importantes variations, ce qui ajoute une source d’inquiétude de plus pour ceux qui n’ont pas encore décidé de sauter le pas. La question se pose donc : est-ce qu’il faut commencer à miser dessus ou patienter encore jusqu’à une nouvelle hausse ? Il y a différentes idées reçues sur le bitcoin qui peuvent alimenter ou non les doutes et les inquiétudes de plusieurs personnes, nous allons tenter de faire le point pour distinguer le vrai du faux.

Le bitcoin ne s’agirait en fait que d’une bulle

Il est très compliqué de se faire une idée sur la question et de donner une réponse pouvant satisfaire tout le monde. Chacun a sa propre interprétation sur le fait que cela serait uniquement une spéculation ou non. Pour l’économiste Philippe Herlin, par exemple, la cryptomonnaie est un code informatique efficace et bien évidemment réel. D’ailleurs, selon lui, c’est un des moyens les plus rapides et les moins coûteux pour une transaction d’un pays à l’autre. Mais il est important de préciser que le nombre de bitcoin en circulation est limité. Ce nombre est délimité par un algorithme et il est aujourd’hui fixé à 21 millions d’unités. Rien que pour cette année, le nombre d’unités mis en circulation est d’environ 16 millions. Ce sont surtout les start-ups qui s’intéressent de près aux différents services financiers qui s’appuient sur la blockchain (base de données où chaque transaction est centralisée).

 

D’un autre côté, pour les détracteurs du bitcoin, ce n’est autre qu’une monnaie sans valeur intrinsèque. Selon Vitor Constancio (vice-président de la Banque centrale européenne), par définition spéculatif, cet actif est assez particulier lorsque l’on voit l’évolution de son prix. Certains même, comme Jamie Dimon (de la banque JPMorgan), affirment que c’est une vaste arnaque qui serait destinée à couler indubitablement.

 

Le bitcoin a connu plusieurs baisses de son cours depuis sa création en 2009. À l’époque, il ne valait que quelques centimes avant de passer à 30 dollars en 2011 et de retomber ensuite à 3 dollars. Deux ans plus tard (2013), le bitcoin est passé de 100 dollars à plus de 800 dollars en seulement un mois avant de retomber de nouveau à 200 euros les deux années suivantes. Mais le constat est là, à chaque grosse retombée de son cours, ce dernier revient encore un peu plus haut. Avec les statistiques et chiffres actuels, certains avancent que le bitcoin pourrait valoir dans les 50 000 ou 100 000 dollars au second semestre 2018. C’est, par exemple, ce que prédit le stratégiste Kay Van-Petersen (Saxo Bank, Singapour).

 

Philippe Herlin croit de plus en plus en ce potentiel de croissance et de hausse du cours du bitcoin, car il estime que l’on regarde un peu trop le cours, mais pas la capitalisation. En d’autres termes, cela signifie qu’il faut plutôt voir le nombre de bitcoins (environ 16 millions) qu’il faudra ensuite multiplier par leur prix (environ 10 000 dollars). Si l’on fait un calcul rapide, cela représente environ 160 milliards de dollars. À titre de comparaison, ce chiffre représente aujourd’hui la valorisation de tout le groupe Coca-Cola. C’est une somme que l’on pourrait qualifier de « modeste » si l’on se base sur les chiffres de la finance à l’échelle planétaire. Mais si le bitcoin venait à connaître le succès que certains lui accordent déjà, ces chiffres pourraient facilement augmenter.

Il est difficile d’acheter des bitcoins

C’est une idée reçue qui alimente de plus en plus l’esprit déjà sceptique de beaucoup de monde, c’est pourtant faux. Même si l’on ne peut pas encore acheter un bitcoin auprès de sa banque, sauf en Angleterre auprès de la neo-banque Revolut, s’en procurer n’est pas compliqué. Mais pour le moment, le mode d’accès reste uniquement les places de marché. En résumé, l’acheteur crée un compte et fait un virement SEPA dans la monnaie de son choix. Il est impératif que l’acheteur présente sa carte d’identité pour un meilleur contrôle des opérations. Dès que l’argent sera crédité, il pourra acheter des bitcoins.

Pour tous ceux qui croient en l’avenir de cette monnaie, il est fortement conseillé de visiter le site « bitcoin.fr » pour prendre connaissance des meilleures plateformes du moment pour éviter de se faire arnaquer et de perdre ainsi beaucoup d’argent. Parmi les sites préférés des internautes, on pourra citer entre autres paymium.com, kraken.com ou encore coinbase.com.

En ce qui concerne le montant à investir, le mieux est de ne pas tout investir d’un coup. D’après les économistes, cette monnaie a de belles perspectives d’avenir, mais il n’y a pas de risque zéro. En effet, pour espérer obtenir de gros gains, il faudra patienter plusieurs années sans toucher à son investissement. Afin de limiter les éventuelles pertes de vos fonds, n’investissez que de l’argent dont vous pourrez vous passer.

 

Toutefois, l’Autorité des marchés financiers, aussi connue sous l’acronyme AMF, souligne qu’il est primordial pour les particuliers d’avoir une soif d’apprendre différentes techniques relatives à la finance pour bien comprendre le fonctionnement et les risques que peut comporter le bitcoin. Par ailleurs, il est possible que l’on perde une partie ou la totalité du capital investi, que l’on se heurte à quelques difficultés à cause de la règlementation inexistante ou que l’on soit victime d’escroquerie ou de fraude. Il est également possible que différents courtiers en ligne proposent aux acheteurs de parier sur un actif numérique (le bitcoin par exemple) sous forme de CFD ou contract for difference. L’acheteur pourra ainsi éviter de faire face à la grande complexité technologique pour les procédures d’achat.

On peut se faire voler ses bitcoin

C’est malheureusement une réalité, il y a des risques. Mais il ne peut pas y avoir de faux bitcoin, notamment grâce à la blockchain. La difficulté de la falsification d’une transaction avec une blockchain réside dans le fait qu’il faudra modifier en même temps chaque information chez tous les utilisateurs. Mais malgré cela, il peut tout de même y avoir des vols. On rappelle, par exemple, le piratage de Mt Gox, la place de marché de 2013/2014. À l’époque, plusieurs milliers de bitcoins ont été volés à leurs propriétaires.

De plus, comme le bitcoin peut être stocké dans ce que l’on peut appeler « un portefeuille dématérialisé » comme le téléphone ou encore l’ordinateur portable, les hackers pourront les pirater, ou vous pourrez vous faire voler vos appareils. Pour réduire le risque, il vaut mieux placer les bitcoins dans une puce extérieure, par exemple, ce qui les protégera des éventuelles attaques.

On peut effectuer des achats avec des bitcoins

C’est vrai, mais seulement en partie. Pour l’instant, il y a environ 100 000 commerçants qui acceptent le paiement en bitcoins dans le monde. Ce sont surtout les vendeurs en ligne qui ont adopté ce système de paiement. Pour trouver facilement les commerces où l’on peut payer en utilisant de la cryptomonnaie, rendez-vous vite sur Bitcoins.fr. Même s’ils sont rares, il existe tout de même quelques commerces qui acceptent le bitcoin comme ceux du 2e arrondissement de Paris, sur le passage du Grand-Cerf. Le paiement est très simple, il suffit de prendre le QR affiché près de l’article en photo avec une application dédiée et de valider l’achat.

 

En France, seul l’euro a cours légal et le prix des articles doit donc être affiché en monnaie européenne. Selon l’AMF, il est possible qu’un commerçant refuse un paiement en bitcoin, mais par contre, il ne peut pas refuser un paiement en euros. À titre d’information, il existe environ 4500 autres monnaies numériques dans le monde, mais qui n’ont pas cours légal, comme Dash, Dogecoin, Namecoin, Ether ou encore Litecoin.

 

Si vous faites partie de ceux qui croient au potentiel et à l’avenir des bitcoins, le mieux est de les garder pendant que leur cours est en pleine croissance. Selon les économistes, payer avec un bitcoin n’a pas vraiment d’intérêt si l’on habite dans un pays dont la monnaie est stable et où il n’y a pas d’inflation, comme en Europe ou aux États-Unis par exemple. Par contre, on constate que le bitcoin émerge dans certains pays, comme l’Argentine ou le Venezuela, où la monnaie s’effondre actuellement.

Ce sont les trafiquants qui utilisent le plus le bitcoin

C’est une idée reçue qui concerne toutes les monnaies du monde, le bitcoin n’est pas une exception. Bien que le bitcoin s’échange uniquement par internet et qu’il n’y a donc pas de billets ni de pièces, mais cela ne veut pas dire que les transactions sont anonymes. Comme précisé un peu plus haut, pour acheter un bitcoin, il faut d’abord faire un virement SEPA. Ainsi, toutes les transactions et les informations d’un utilisateur sur le réseau bitcoin sont enregistrées dans la blockchain. De plus, lorsqu’un utilisateur voudra échanger ses bitcoins contre des euros, il sera dans l’obligation de se rendre dans une banque. Là encore, Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) pourra surveiller de près la blockchain des comptes où de grosses transactions pouvant être suspectées comme étant d’origine illicite ont transité. Il faut garder cette information en tête : il est possible et facile de remonter n’importe quelle transaction.

 

Toujours est-il que certains trafiquants ont déjà utilisé le bitcoin. En 2013, par exemple, un site américain qui vendait de la drogue, fermé depuis, utilisait le bitcoin comme moyen de paiement. Malgré cet incident, le cours du bitcoin n’a pas baissé. On peut donc en conclure qu’il est parfaitement possible que ce genre de trafic soit marginal.

 

Pourtant, depuis le mois de septembre, les échanges de cryptomonnaies sont interdits en Chine. D’abord pour ne pas risquer de déstabiliser le système financier du pays, mais aussi pour éviter les activités illégales.

 

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